Vendredi 29 août 2008













La Généologie de Jean Boilard












Par Généalogie Boilard
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Vendredi 29 août 2008

 

Introduction



Au XVIe siècle, la France eut à faire face à plusieurs guerres, dont 8 guerres de religion entre 1562 et 1593. En fait, cette période a vu l'état de guerre à peu près continuel, interrompu seulement par de courtes trêves qu'on a décorées du nom de paix. Celles-ci n'étaient déterminées moins par la lassitude des combattants que par le manque d'argent. Également, durant cette période, il y avait lutte entre deux grandes familles rivales pour la couronne de France, les Guises et les Bourbon. C'est ainsi que les Guerres de Religion devinrent des guerres politiques.


À ces luttes civiles, se joignirent des couronnes étrangères : Philippe II d'Espagne soutenait les Guises tandis qu'Élisabeth d'Angleterre et les princes allemands appuyaient les huguenots. On vit des troupes anglaises au Havre, une garnison espagnole à Paris, et même une petite armée pontificale en Poitou. Ces guerres furent atroces et les campagnes furent horriblement maltraitées. "Il n'y a pas un coin de terre qui ne soit ravagé" écrivait un contemporain.


En 1593, Philippe II roi d'Espagne, espérant réunir la France à son royaume se proposa en "protecteur de l'état de religion du royaume de France". Sentant bien ce jeu, l'on convoqua les États Généraux en janvier 1593. Philippe II posa la candidature de l'infante espagnole au trône de France. Entre la domination étrangère et un prince français tel que Henri IV, les députés ne purent hésiter.


À la suite de la conversion d'Henri IV roi de France, une paix précaire s'installa en France. Pour s'attirer les bonnes grâces du Vatican, il rappela en France les Jésuites qui en avaient été expulsés à la suite d'un attentat et leur confia même le Collège de la Flèche.


Après avoir pacifié son royaume, Henri IV dut constater que l'économie du pays était en ruine. Les finances étaient en piteux état et le roi se trouvait sans argent et sans crédit. Il n'y avait ni commerce ni industrie dans les villes et les villages étaient dépeuplés, les paysans se révoltaient. On dut attendre une dizaine d'années pour revoir la prospérité en France.


À l'extérieur, le commerce français se releva. Au Canada, l'on reprit la colonisation. Champlain fonda Québec en 1608 et remonta le Saint-Laurent jusqu'aux Grands-Lacs.


Pendant ce temps, Henri IV soutint les princes protestants contre l'empereur de l'Allemagne, Rodolphe II. Henri IV fut assassiné le 14 mai 1610 avant que la guerre contre l'Allemagne ne fut déclarée. Louis XIII, son fils aîné lui succéda à l'âge de 9 ans.


Sous les règnes de Louis XIII (1610-1643) et Louis XIV (1643-1715) on vit réapparaître les désordres qui dégénérèrent en guerres civiles. On vit alors les éléments habituels de troubles : grands seigneurs épris d'indépendance, Huguenots à tendances séparatistes, Parlement et villes hostiles au pouvoir absolu.


En France, vers 1614, l'armée protestante était évaluée à 40,000 gentilshommes auxquels il fallait ajouter 30,000 hommes de troupes. La guerre éclata à propos du Béarn. Louis XIII exigeait l'exécution de l'Édit de Nantes dans ce pays où les Huguenots, qui étaient les plus forts, avaient jusqu'alors refusé aux catholiques la restitution des biens d'Église et la parité du culte. Bravant l'ordre du roi, l'Assemblée des Réformés, tenus à LaRochelle, souleva le Midi.


En 1622, le roi accorda aux Réformés (protestants) la Paix de Montpellier, qui confirmait l'Édit de Nantes. En 1624, le roi s'adjoignit le cardinal Richelieu. En 1627, la guerre éclata entre le roi et ses sujets calvinistes à l'instigation de l'Angleterre. Celle-ci, mécontente de la politique de Louis XIII en Italie, saisit sur mer des vaisseaux français et envoya à La Rochelle une flotte commandée par le duc de Buckingham. Richelieu entreprit lui-même le siège de La Rochelle. Au bout d'une année de siège, la famine devint horrible dans La Rochelle, la ville dépeuplée se rendit au roi de France, le 1er novembre 1628. La guerre contre les protestants se continua dans les Cévennes jusqu'en 1629, le 28 juin, alors que le roi accorda aux Réformés la Paix de Grâce.


Suivit des intrigues contre Richelieu, ainsi que d'autres conflits. Le roi Louis XIII mourut le 14 mai 1643 à l'âge de 42 ans. Pendant ce temps le désordre existait dans les finances publiques. C'est ainsi que les impôts furent augmentés, ce qui incita à plusieurs révoltes.

 

C'est à ce moment que débute notre histoire.

 


Ref. Histoire Moderne du Xe siècle à 1715 par Ch. Aimond

 


Par Généalogie Boilard
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Vendredi 29 août 2008


 

 

 

 




Chapitre 1 Jean Boilard et Jeanne Maranda







Par Généalogie Boilard
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Vendredi 29 août 2008


La Traversé


Jean, fils de Mathurin Boilard et de Marie-Desanges, est né vers 1645, dans la petite localité de Bournezeau, canton de Chantonnay, aujourd'hui dans l'arrondissement de La Rochelle-sur-Yon, département de la Vendée, ancienne province du Poitou. Bournezeau qui est une petite communauté qui compte aujourd'hui 2,500 habitants, est célèbre pour ses carrières de granit. Aux environs de ses 30 ans, Jean Boilard qui était tailleur de pierre, décide de venir en Nouvelle-France.

Nous tenons ces informations de Jean Boilard lui-même car ce sont les informations qu'il a données chaques fois qu'il a signé un document officiel comme un contrat de mariage, d'achat ou vente de terre ou d'actes de baptême devant notaire ou prêtre. Ces documents contiennent des informations cruciales et nous permettent d'établir les activités de nos ancêtres.




La France se trouvait aux prises avec de sérieuses difficultés financières. De nouvelles taxes étaient levées continuellement pour financer les guerres religieuses qui ravageaient le pays, ce qui rendait la vie très difficile pour les citoyens.

 

On peut certes s'imaginer que pour lui, devant la misère qui régnait, les impôts, le danger d'être forcé de joindre le rang des combattants de guerres interminables, la décision de tenter l'aventure canadienne ne fut pas difficile à prendre bien que la traversé puisse s'avérer dangereuse.

 

A l'époque, comme il était difficile de recruter des colons pour la Nouvelle-France, il était fréquent de voir une offre d'emploi pour une période de 3 ans, logement et nourriture compris au terme duquel les gages permettaient d'acheter une terre, prendre épouse et établir sa famille.


Le voyage était périlleux et long. Plusieurs passagers mourraient lors de la traversée qui pouvait durer jusqu'à 90 jours.


Au début du XVII e siècle, les navires ne jaugent guère plus de deux cents tonneaux. Ils mesurent environ quatre-vingt-dix pieds sur trente. Ils ne peuvent transporter qu'une centaine de personnes incluant les membres de l'équipage dans des conditions plus que modestes. Les passagers sont groupés dans l'entrepont et couchent çà et là sur de minces paillasses. Les hommes célibataires habitent l'avant, au centre se retrouvent les "gens mariés", et la section arrière est réservée aux femmes. Quand le temps le permet, écoutilles et fenêtres sont ouvertes pour permettre l'aération, car on suppose facilement l'atmosphère qui existe à cet endroit. La proximité de tant de passagers, les conditions sanitaires quasi inexistantes, l'impossibilité de se laver et même de changer de vêtements devaient rendre l'air irrespirable lorsque le froid ou la mer démontée obligeait à garder fenêtres et écoutilles fermées.


Certains rares navires possèdent le long des cloisons, d'étroites cabines fermées par un rideau. Ayant pour tout meuble un lit étroit. On y loge les gens de qualité, les personnes de faible santé ou les religieuses. Le plafond de ces locaux est très bas, de telle façon que même si les gens sont à l'époque plus petits qu'à notre siècle, ils doivent circuler penchés.


Que dire des tempêtes interminables que certaines traversées eurent à subir, alors que le vaisseau était tellement agité qu'il était impossible de se tenir debout, ni faire même un pas sans être appuyé, ni même assis sans se tenir à quelque chose. On était contraint alors de prendre ses repas sur le sol et de s'y mettre à quelques-uns pour tenir le plat, pour l'empêcher de verser.


Cependant, les voyageurs redoutent moins encore les tempêtes, les icebergs et les corsaires que les épidémies. Les déplorables conditions d'hygiène engendrent la dysenterie, le scorbut, la furonculose. Il est rare qu'on n'ait pas à enregistrer de nombreux décès. Quand accoste à Québec le vaisseau qui transporte Mgr de Saint-Vallier, le nouveau gouverneur Denonville et un corps d'officiers et soldats, plusieurs parmi ceux-ci sont morts et ceux qui arrivent vivant au port sont malades et introduisent la petite vérole dans la colonie. Ils sont immédiatement conduits à l'hôtel-Dieu, et on doit en placer jusque dans la chapelle, dans les hangars et les poulaillers.


Il y eut promulgation, en 1681, d'un édit royal obligeant un médecin à bord de chaque navire car la mortalité devint un problème sérieux.


Une fois arrivée en face de Québec, ils apercevaient une foule qui les attendait, avertis par les habitants de la côte. C'était pour eux l'occasion de voir des gens de leur patrie, de recevoir du courrier des êtres chers qu'ils avaient laissés dans cette lointaine contrée qu'était pour eux la France.






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Vendredi 29 août 2008


1675 À Québec


La première mention de Jean Boilard au Canada nous apprend qu'il est tireur de pierre et qu'il demeure en la maison ou se retirent lesd travaillants du Séminaire de Québec ou probablement il travaille. L'on rapporte que, le 2 mai 1675 une quinzaine d'hommes avaient signé un engagement de trois ans au service du Séminaire de Québec. Ces artisans débarquent à la capitale les 21 et 22 septembre 1675. Mgr de Laval donne aussitôt le signal de commencer les travaux de la construction du Petit Séminaire.

 

 


 

Fig. 01 Une œuvre originale (23'' X 24 '') de Pierre Lussier illustrant la section
collégiale du Petit Séminaire de Québec et les remparts.

 

Après deux ans, cet édifice de 170 pieds en longueur sur 30 de largeur est bénit par l'évêque, le 7 décembre 1677. Jean était-il de ce premier contingent ? Aucune preuve.

La situation politique à l'époque est fort différente de ce que l'on est habitué.

 

L'autorité suprême appartient au gouverneur Le Comte de Frontenac. Il est le maître de la colonie depuis1972, c'est à dire depuis trois ans. Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac a des qualités remarquables et de grands défauts, intelligence vive, hardie, intrépidité dans l'action, habileté dans les conseils, persévérance dans ses desseins, fidélité dans ses amitiés, mais homme violent, impétueux, vaniteux, opiniâtre dans ses préjugés, injuste dans ses décisions, mesquin dans ses procédés, âcre dans ses rancunes. Il semble mériter, à un degré presque égal, l'éloge et la critique. Il a plus de 1500 soldats sous ses ordres.

 

Le numéro deux est Mgr Laval. Chef spirituel de la colonie, Mgr François de Laval est en poste depuis 1659, c'est à dire depuis16 ans, il constate les effets désastreux de l'eau-de-vie que les sauvages consomment abondamment. Ces boissons alcoolisées sont importées de France et échangées contre des fourrures. Mgr de Laval s'interpose : les marchands sont furieux et montent le peuple contre l'évêque. Ne pouvant ralentir ou faire cesser ce commerce dont il résulte des bagarres, voire des meurtres, la division dans les familles, Mgr de Laval frappe un grand coup : il excommunie les chrétiens qui continueront ce commerce. Il aura à affronter la colère de notables et même de certains gouverneurs. Cette lutte contre la vente de l'eau-de-vie durera vingt ans ! Enfin, en 1679, Mgr de Laval obtient du roi Louis XIV l'interdiction de la vente des boissons aux Indiens. La colonie compte 100 religieux.

 

L'Intendant Jacques Duchesneau n'occupe que le troisième rang, après le gouverneur et l'évêque. Il remplace cette année, Jean Talon en qualité d'intendant de la justice, police et finances. Jacques Duchesneau, seigneur de la Doucinière et d'Ambault était un homme intègre, loyal, tout d'une pièce, attaché à ses droits, à ses devoirs, bon administrateur Il recevait une mission délicate et difficile, une tâche ingrate, à côté d'un homme hautain et intraitable, M. de Frontenac, ce fût son malheur.

 

Il est le président effectif du conseil puisqu'il a la charge de diriger les délibérations, de demander les avis, de recueillir les suffrages et de prononcer les arrêts. Il appuya Mgr Laval dans sa lutte contre la vente de l'eau-de-vie. La colonie compte 8,000 habitants.

 

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Texte Libre

La Généalogie de Jean Boilard





Chapitre 1 Jean Boilard et Jeanne Maranda

Introduction

La traversé

1675 À Quebec


1676 La Terre à Beaumont

1679 Jean Boislard

1680, La veuve de Julien Brûlé, Jeanne Maranda

1681 La Famille

1682 Marie-Anne Boillart

1683 Le Charivari

1684 Eustache Boilard

1686 Une Autre Année Difficile

1687 Jeanne Boilart

1689 Jean-Baptiste Boilard









Chapitre 2 Les Soeurs Boilard





Chapitre 3 Mathurin Boilard




Chapitre 4 Nicolas Boilard




Chapitre 5 Louis Boilard




Chapitre 6 Louis Boilard




Chapitre 7 Adolphe Boilard




Chapitre 8 Polycarpe Boilard




Chapitre 9 Napoléon Boilard




Chapitre 10 Noel Boilard




Chapitre 11 Guy Boilard
















 
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